Élégant comme Céladon, agile comme Scaramouche, je vous préviens, cher Myrmidon, qu'à la fin de l'envoi je touche ! Tac ! je pare la pointe dont vous espériez me faire don. J'ouvre la ligne, je la bouche...Tiens bien ta broche, Laridon ! A la fin de l'envoi, je touche. Envoi Prince, demande à Dieu pardon ! Je quarte du pied, j'escarmouche, je coupe je feinte... Hé ! là donc, à la fin de l'envoi, je touche.
Il faut accepter la lenteur. Cette chose qui s'appelle communément l'attente. Il faut accepter l'attente de la lenteur et la lenteur de l'attente. Inspecter chaque détail d'une façon si minutieuse et d'un aspect si absorbant que la moindre fossette cachée au coin d'un sourire paraît unique. Et la façon dont la lumière a l'art et le savoir de se reléter sur la peau et de s'accaparer la plus banale des formes pour en faire une chose si belle qu'elle en devient presque fictive à nos yeux candides et orphelins. Puis laisser cette adorable vision s'évaporer dans l'air pesant de l'atmosphère qui nous pèse et nous irrite parfois.
Accepter la lenteur c'est prendre le temps d'inspecter chaque minute accordée à notre vie et au temps qui nous suit, sans aucune possibilité d'y échapper.
MEMENTO MORIS.
